HYERES : Incendie de camion, 16 sapeurs-pompiers engagés

Un incendie de véhicule est en cours, sur la route de Pierrefeu-du-Var (RD 12), sur la commune de HYERES.


Dans la journée du 26 février vers 11h30, les secours interviennent pour un feu de véhicule de type poids-lourd, en l’occurrence une benne à ordures vide.
Sont engagés 16 sapeurs-pompiers avec 3 engins de lutte contre les incendies, 1 véhicule porteur d’eau et 1 véhicule de commandement. La circulation est fortement perturbée dans ce secteur.


Photos Alain BLANCHOT (PRESSE AGENCE – LA GAZETTE DU VAR).




MARSEILLE : Les élus pour une expérimentation des restaurants « COVID FREE »

Martine VASSAL et Renaud MUSELIER réclament une expérimentation des restaurants « COVID FREE » à Olivier VERAN.

Renaud Muselier - CINTAS FLORES 2

Martine Vassal, Présidente de la Métropole Aix-Marseille-Provence et du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, ainsi que Renaud Muselier, Président de la Région, adressent ce mercredi 24 février, au Ministre de la Santé Olivier Véran, le protocole finalisé par l’IHU Méditerranée infection accompagné d’une demande de programmation du test de réouverture dans plusieurs restaurants de Marseille. Depuis plusieurs jours, l’IHU Méditerranée infection, dont le savoir-faire est reconnu au niveau national et international, a été saisi par la Métropole Aix-Marseille Provence, le Département des Bouches-du-Rhône et la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur afin d’élaborer un protocole adapté permettant d’envisager une réouverture test dans plusieurs restaurants de Marseille. Cette expérimentation, qui sera menée dans plusieurs établissements de restauration choisis par l’UMIH pendant une semaine entière, fera l’objet du suivi le plus strict et bénéficiera des dernières technologies disponibles. Tout sera mis en œuvre pour assurer la sécurité du personnel et des clients.

L’IHU Méditerranée Infection, à l’issue d’un travail mené en lien avec Mme Emmanuelle Charafe, vice-présidente de la Métropole Aix-Marseille-Provence déléguée à la santé, à l’enseignement supérieur et à la recherche, s’appuie sur une machine bénéficiant de la dernière technologie RT-LAMP permettant aux restaurateurs d’effectuer un test salivaire de leur personnel et de leurs clients en 10 minutes, avec une fiabilité estimée à 96 %. Une réelle innovation qui permet de faire rentrer dans les établissements uniquement les personnes négatives ; les éventuels cas positifs étant alors pris en charge par l’IHU pour un protocole de soins. Des tests des eaux usées et des tests de surfaces viendront compléter le dispositif. Cette expérimentation, proposée dans quatre établissements sélectionnés par l’UMIH, dans un premier temps, sera prochainement soumise à la validation des services de l’Etat. Alors que le secteur de la restauration est en très grande souffrance, et que chacun peut mesurer combien ces fermetures d’établissement pèsent sur le quotidien et sur le moral de tous, il est attendu de cette expérimentation, si elle est acceptée par l’Etat, qu’elle puisse accélérer un retour progressif à la normale. Nous avons toutes les raisons de penser que ce nouveau protocole sanitaire propose un cadre infiniment plus sûr au plan sanitaire que les regroupements spontanés de personnes qui s’observent de plus en plus fréquemment sur la voie publique, notamment au moment des pauses méridiennes.

Si ce protocole était expérimenté avec succès dans le secteur de la restauration, il pourrait être proposé à l’Etat d’étendre cette expérimentation à d’autres établissements recevant du public, en particulier dans le domaine de la culture.




MARSEILLE : Renaud MUSELIER : « Assises de la Montagne, pour l’avenir des Alpes du Sud » !

Aujourd’hui, mardi 23 février, Renaud MUSELIER, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Président de Régions de France, a organisé une table ronde réunissant plus de 300 professionnels de la Montagne, afin de proposer des solutions pour construire ensemble l’avenir des Alpes du Sud.

Assises de la Montagne, pour l'avenir des Alpes du Sud 3

Alors que les Alpes du Sud sont depuis plusieurs mois dans une angoisse légitime et qu’ils font face à une saison blanche, le Président de Région a, au cours de cette réunion, annoncé des annonces concrètes pour engager le retour à la vie sur ce territoire et la mise en place de nouveaux dispositifs afin de gérer l’urgence, changer d’échelle et mettre en place des aides en fonction des territoires et non plus simplement en fonction des domaines d’activités.

Ensemble, la Région Sud et les professionnels mènent un combat collectif en pensant à aujourd’hui, mais aussi à demain.

Discours de Renaud MUSELIER
Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur,
Président de Régions de France
Assises de la Montagne
Marseille
Mardi 23 février 2021

LES ASSISES DE LA MONTAGNE – DEMAIN LES ALPES DU SUD
LES ALPES DU SUD : UNE IDENTITE UNIQUE

Merci à tous d’être présents en physique ou en visio pour ces Assises de la Montagne – Pour l’avenir des Alpes du Sud. Si nous sommes tous rassemblés aujourd’hui c’est que nous avons un attachement viscéral à nos stations, à nos vallées, aux Alpes du Sud.
Les Alpes du Sud, ce sont des caractéristiques exceptionnelles. Une identité unique, qui en font un véritable trésor que nous voulons préserver. Une qualité de l’air remarquable, avec aucun pic de pollution dans nos massifs, grâce à une activité économique raisonnée. Un ensoleillement incomparable avec les autres massifs alpins avec plus de 300 jours de soleil par an, dont 180 heures de soleil en février contre moins de 90 à Paris. Une diversité d’offre touristique, de la station de village, en passant par les plus grands domaines internationaux, de Serre-Chevalier, et ses 250 kilomètres de pistes, à Saint-Véran, plus haut village d’Europe, en passant par Gréolières, station de ski d’où l’on peut voir la mer. Une biodiversité et des paysages protégés par les deux Parcs Nationaux du Mercantour et des Ecrins et les quatre Parcs Naturels Régionaux du Queyras, des Baronnies Provençales, des pré-Alpes d’Azur et du Ventoux.
Un territoire fait d’exploits sportifs et de grands rendez-vous internationaux. La première compétition de ski a eu lieu il y a 113 ans, à Montgenèvre, organisée par le Club alpin français. Une longue filiation, jusqu’aux doubles titres de champion du monde de Géant du niçois Mathieu FAIVRE, il y a quelques jours, à Cortina d’Ampezzo.
Malgré cette saison noire, nous avons su accueillir une épreuve de Coupe d’Europe de ski alpin à Orcières, où nos français ont brillés. Nous accueillerons aussi le premier championnat du monde de rafting, à l’Argentière-la-Bessée dans quelques semaines. Nous avons également des spots naturels exceptionnels, comme le seul stade de vitesse de France, à Vars ou le domaine hors-piste de La Grave-La Meije, dans le briançonnais.
Cette identité, ces spécificités, nous y sommes tous très attachés. Nous avons su les faire partager à plus de deux millions de vacanciers, chaque année, grâce au travail de tous les acteurs du tourisme. La France est la première destination touristique mondiale et la région Sud est la première destination en France, après Paris. C’est aussi grâce à nos Alpes du Sud. Mais nous avons su aussi protéger ces espaces et nos modes de vie.

UNE POLITIQUE MONTAGNE AMBITIEUSE EN REGION SUD

La pratique du ski est jalonnée de grandes dates dans notre région. Cela fait plus de cent ans que nous skions dans les Alpes du Sud. La première station française a été créée en 1907, à Montgenèvre. Ont suivi Ceüze, Auron, Crévoux, Valberg, Serre Chevallier, avant la Seconde Guerre mondiale. Dans les années 1960-1970, des dizaines de stations émergent pour proposer rapidement le deuxième massif français avec 65 stations de ski, 2 500 kilomètres de pistes de ski alpin, 1 200 kilomètres de piste de ski de fond et plus de 700 remontées mécaniques.
Au tournant du XXIème siècle, les conséquences du changement climatique nous obligent à repenser le modèle des stations. Des investissements massifs étaient nécessaires pour rattraper un retard relatif sur les Alpes du Nord.
C’est cette impulsion que nous avons voulu donner avec les « Contrats stations de demain ». Dans une démarche vraiment nouvelle, nous avons réuni l’ensemble des gestionnaires de domaines skiables pour identifier les besoins, éviter les pièges et les propositions inefficaces. Nous avons abouti à un plan de 50 millions d’euros entre 2016 et 2020. Ce fut une vraie réussite sur le terrain. Fin 2020, 49,7 millions d’euros étaient engagés. Ils ont permis la réalisation de 182 projets pour un montant total de près de 200 millions d’euros.
Nous avions bien sûr ciblé la modernisation des remontées mécaniques et l’amélioration des réseaux de neige de culture. Ce sont les éléments indispensables pour la pratique du ski. Nous avons aussi soutenu des opérations de diversification touristique, hivernale et estivale, de l’offre touristique, de nouvelles expériences client, la connectivité des stations à leur territoire et leur numérisation. En parallèle de ces actions spécifiques pour les stations, nous avons également mis en oeuvre des dispositifs pour le développement économique, touristique et culturel des vallées attenantes. Ce sont là encore 50 millions d’euros qui ont été investis entre 2016 et 2020 dans le cadre des Espaces valléens.
Améliorer l’attractivité des territoires des massifs, valoriser leurs ressources naturelles, culturelles et patrimoniales, adapter nos modes de vies au changement climatique, voilà les grands axes de nos réalisations de ces cinq dernières années. Avec 100 millions d’euros investis en cinq ans, la Région était au rendez-vous d’un développement raisonné des Alpes du Sud.

Assises de la Montagne, pour l'avenir des Alpes du Sud

FACE A LA COVID 19, LA REGION SUD EST DANS L’ACTION. DES MAINTENANT POUR GERER L’URGENCE

A cause de la crise sanitaire, la saison 2019/2020 s’est brusquement arrêtée le 15 mars, faisant perdre près d’un mois d’exploitation. Ensuite, la saison estivale, si elle a connu des records de fréquentation, n’a pas suffi à compenser une année 2020 déjà difficile. Enfin, et je ne veux pas rappeler les difficiles épisodes des dernières semaines, mais nous avons été ballotés de quinzaine en quinzaine, espérant une ouverture qui n’est jamais venue.
Souvenons-nous du sacrifice nécessaire des vacances de Noel pour sauver celles de février. Et bien nous n’avons eu ni les unes, ni les autres. Aujourd’hui, la situation n’est plus tenable pour des milliers de professionnels et de familles.

Nous devons mener le combat en pensant à aujourd’hui mais aussi à demain. Il doit se mener sur deux calendriers successifs :

– dès maintenant, gérer l’urgence. Les indemnisations catégorielles, proposées par le Gouvernement, étaient nécessaires. Elles mettent trop de temps à arriver et on s’aperçoit que les fameux « trous dans la raquette » sont encore trop importants. Il faut changer d’échelle et mettre en place des aides en fonction des territoires, et non plus simplement des domaines d’activités. Ce ne sont pas que les stations de ski qui sont touchées. C’est toute la montagne qui risque de couler,
– investissements d’urgence en montagne. Pour notre part, nous avons voté vendredi dernier un plan d’investissement d’urgence de 8 millions d’euros pour les stations de ski. Des projets sont prêts. Il manquait un soutien franc et massif pour les réaliser. Ce dispositif exceptionnel le permettra. Pour autant, nous sommes parfaitement conscients des difficultés de trésorerie de tous les acteurs. Nous avons donc augmenté le taux maximal d’intervention à 80 % du projet et nous pourrons verser des avances à hauteur de 40 % de la subvention obtenue,
– soutien aux classes découvertes. Nous avons également voté un dispositif d’aide aux classes découvertes pour 150 000 euros. Nous prenons en charge jusqu’à 3 000 euros des frais de transports, pour ces séjours d’une semaine, dans les centres d’hébergements de la région. Ce sont souvent des bouffées d’oxygène indispensables pour des stations village de moyenne montagne. Je pense au Champsaur notamment.

NOS DISPOSITIFS DE SOUTIEN ECONOMIQUE ANTI-CRISE ONT ETE RE-ABONDES

– 140 millions d’euros d’aides économiques disponibles ré-abondées, hors Covid-résistance clôturé le 31 décembre à la demande de l’Etat,
– prêt-rebond BPI/Région Sud, prêts de 10 000 à 300 000 euros. 32millions d’euros sont disponibles,
– fonds Régional de Garantie, la Région se porte garante pour 80 % du prêt de l’entreprise auprès de sa banque de 1 000 à 1,5 million d’euros. 71 millions d’euros sont disponibles sur les deux prochaines années,
– fonds Economie Sociale et Solidaire ESS’OR, prêts de 10 000 à 100 000 euros. 1,1 millions d’euros sont disponibles,
– fonds INVESTOUR, de 4 millions d’euros. Prêts 15 000 euros et 200 000 euros, au secteur du tourisme, pour densifier les fonds propres. Encore 1,7 millions d’euros sont disponibles,
– fonds RSI COVID, prêts participatifs ou obligations convertibles jusqu’à 200 000 euros. Encore 7,7 millions d’euros sont disponibles,
– Région Sud Attractivité et Défensif, subvention ou avances remboursables. Une nouvelle enveloppe a été abondée en 2021, pour un montant de 12 millions d’euros,
– aides aux agriculteurs, trois millions d’euros sont encore disponibles,
– COVID REACTION commerçants artisans, digitalisation, sites internet, dispositifs click n’collect, QR codes, cartes numériques, billetterie et réservations en ligne. De 2 000 à 5 000 euros de subvention. 325 000 euros sont disponibles,
– chèques vacances. 10 millions d’euros de reste à consommer pour les 18 mois à venir,
– le plan de relance économique, avec 1 milliard déployé sur deux ans, avec par exemple, 64 millions d’euros pour renforcer les fonds propres des entreprises, 625 Millions d’euros d’allègement d’impôt de production. Cela devrait concerner environ 4 000 entreprises des Alpes, pour près de 45 millions d’euros,
– soutien à la réindustrialisation avec, notamment, l’appel à projets « territoires d’industrie », déployé avec l’Etat, dans le cadre du Plan de relance où la Région double l’effort financier,
– la Mantalpes à Val Buech-Méouge où il y aura l’accueil d’une unité de transformation de pomme, compote bio, découpe de fruit par exemple. 10 emplois seront créés sur un territoire alpin et nouvelle implantation d’entreprise, lauréat du Plan France Relance et soutenue par la Région Sud,
– Alpes bois collage à St-Crépin, projet porté par quatre entreprises, dédié à la création d’une unité industrielle nouvelle génération de fabrication de bois collés pour la charpente et la menuiserie en bois des Alpes, qui s’élève à 800 000 euros avec un lauréat du Plan France Relance, soutenu par la Région Sud.

UNE RELANCE INCONTOURNABLE PAR LE TOURISME

Pour engager le retour au tourisme, nous avons décidé de mettre en place cinq nouveaux dispositifs dans les mois à venir :

– dès le mois d’avril, le forfait « BOL D’AIR » sera mis en place. Pour les vacances de Pâques, la Région offrira un forfait de 70 euros aux familles, aux couples et aux personnes de la région qui prendront au moins deux nuits d’hôtel ou d’hébergement, en priorité au sein de nos stations de montagne, ou de nos espaces naturels,
– au mois de mai, le « CHEQUE REOUVERTURE », qui sera une aide à l’investissement, entre 2 000 et 5 000 euros, pour des commerces restés fermés administrativement, mais aussi des hôtels ou des gîtes restés fermés, pour des travaux de rénovation et remise en état,
– au mois de juin, le « BILLET SOLIDAIRE » sera en vigueur. Pour une place payante achetée par un spectateur, la Région s’engage à payer une seconde place, notamment pour que les familles se retrouvent autour de la culture,
– le 1er juillet aura lieu la deuxième édition de « LA FETE DES TERRASSES ». En effet, forte de son succès en 2020, nous renouvellerons « LA FETE DES TERRASSES » cette année encore, afin de fixer un retour à la vie culturelle et sociale dans notre région « quoiqu’il advienne »,
– dès que possible, le plan de promotion « ON A TOUS BESOIN DU SUD » et un budget Alpes renforcé pour 2021, sera mis en oeuvre. Le Comité Régional de Tourisme, sous l’autorité de François de CANSON, lancera au plus tôt un Plan de promotion sur les marchés français et les marchés européens, avec Atout France. A noter que cette année, avec nos partenaires, nous mobilisons plus d’un million d’euros pour notre marque Alpes

De plus, notre guichet unique des entreprises est renforcé, pour répondre à toutes les questions, au 0 805 805 145, ouvert du lundi au vendredi de 8h à 18h et aussi sur maregionsud.fr/covid-19/infos-covid-19, rubrique entreprise. Déjà 26 000 chefs d’entreprise ont été accompagnés.

UNE MOBILISATION DES COMPETENCES REGIONALES

– dans la formation professionnelle, avec l’augmentation du nombre de places de 20 % pour toutes les formations liées au tourisme, soit 1 200 demandeurs d’emplois formés sur les métiers de saison en montagne, comme moniteur de ski etc,
– pour l’emploi grâce au déploiement de bornes emploi interactives courant avril-mai, dans les territoires, permettant à tous les demandeurs d’emploi de candidater facilement à des offres géolocalisées en région, et ainsi de faciliter les recrutements. Il sera possible de postuler en quelques clics seulement, à toutes les offres à proximité dans les villes des Alpes, suivantes, qui ont été ciblées, comme Gap, Briançon, Embrun et Barcelonnette,
– pour la santé, avec trois nouvelles Maisons de santé dans les Alpes ouvriront en 2021. Dans notre démarche de lutte contre les déserts médicaux, 28 Maisons régionales de santé ont été ouvertes sur les territoires alpins, sept dans le Alpes-de-Haute-Provence, dix dans les Hautes-Alpes, onze dans les Alpes-Maritimes, et, notamment, des Maisons régionales de santé directement ouvertes au coeur des stations, comme à Pra Loup, aux Orres, à Vars. Plus de deux millions d’euros, sont consacrés en 2021 pour ouvrir de nouvelles Maisons régionales de santé, avec de nouvelles ouvertures prévues dès 2021 à Barcelonnette, Saint-Etienne de Tinée ou Guillestre, et un soutien aux dispositifs de télémédecine, notamment l’expérimentation à Entrevaux-Puget-Théniers avec l’URPS Infirmières, pour un montant de 35 000 euros,
– 10 millions d’euros sont engagés, avec l’Etat, sur des premiers projets structurants, comme l’écrêteur de crue du barrage de la Laye pour un montant s’élevant à 5,5 millions d’euros, dont deux millions d’euros de participation de la Région, la Route Départementale 1075, le confortement des berges du BUECH pour deux millions d’euros dont 1,2 millions d’euros venant de la Région, la Rochaille-Col de Larche et les travaux urgents de confortement des ouvrages pour 2,5 millions d’euros dont 500 000 euros engagés par la Région la reconstruction de la route du Pas de l’Ours dans le Queyras pour 8 millions d’euros,
– l’aide aux communes, également, parce que nous avons toujours adapté nos dispositifs d’aide aux communes aux situations conjoncturelles critiques avec le FRAT Covid, le FRAT Inondations, le FRAT Terrasses. Les FRAT des communes de montagne seront bonifiés de 20 %.

Assises de la Montagne, pour l'avenir des Alpes du Sud - GARUFI 2

PENSER A DEMAIN, PREPARER L’AVENIR

Au-delà de secteurs d’activités ou de professions sinistrées par cette crise, c’est toute la montagne qui va souffrir et va avoir du mal à se relever. Nous devons fixer dès aujourd’hui des perspectives. Vous avez besoin de visibilité pour les années à venir. La Région sera au rendez-vous. En attendant un éventuel Plan Montagne du Gouvernement, nous, c’est maintenant que nous nous engageons. La Région Sud double le montant de sa politique montagne, la portant à 200 millions d’euros. Nous avons investi 100 millions d’euros dans notre politique montagne lors des cinq dernières années. Pour les cinq prochaines années, nous y investirons 200 millions d’euros. 100 millions d’euros seront consacrés au développement économique, social et culturel de nos vallées à travers les espaces valléens et 100 millions d’euros seront dédiés aux stations de montagne. Nous continuerons bien sûr à soutenir la pratique du ski. Cette crise aura démontré l’importance vitale et structurante des sports d’hiver dans l’économie de montagne. Nous avons soutenu leur développement lors des cinq dernières années. Nous continuerons à la faire.
Pionniers dans le financement de projets d’énergies renouvelables dans les stations, nous densifierons ces efforts. Il faudra maintenant aussi avoir un temps d’avance dans la numérisation et l’innovation de l’expérience client.
En parallèle, nous devrons aussi réussir la diversification touristique hivernale et estivale de nos stations. Il est nécessaire de tirer les conclusions de cette crise et de proposer des alternatives crédibles au « tout ski » dans les stations villages de moyenne montagne. D’ici l’été, nous aurons les résultats de l’étude prospective sur l’avenir des stations des Alpes du Sud, que nous avons lancé en juillet dernier.
Elle est menée par les cabinets spécialisés G2A et Lystea. Ce sera un outil majeur de pilotage et d’orientation de nos dispositifs.

UN CONTRAT D’AVENIR ET DES FONDS EUROPEENS

Nous mobiliserons également les 450 millions d’euros du Contrat d’avenir et des Fonds européens dans les deux prochaines années, pour assurer une reprise économique qui soit la plus rapide possible.
307 millions d’euros du Contrat d’avenir sont directement fléchés sur les aides aux vallées sinistrées des Alpes-Maritimes, que sont la Vésubie, la Roya et la Tinée. 65 millions d’euros du Fonds de solidarité de l’Union européenne seront consacrés pour ces mêmes vallées. 44 millions d’euros sont destinés aux massifs alpins et 34 millions d’euros de fonds européens FEDER.
L’aide aux territoires de montagne est maintenue. Une enveloppe de 55 millions d’euros sera dédiée aux territoires de montagne, à travers nos dispositifs que sont les Contrats Régionaux d’Equilibre Territorial et le Fond Régional d’Aménagement du Territoire (FRAT).
Avoir « une COP d’avance » avec un plan « Montagne Préservée ». Après avoir financé de nombreux projets d’énergies renouvelables dans les stations, comme sur le domaine skiable Serre Chevalier, couplant trois sources de production, c’est-à-dire l’hydroélectricité, le photovoltaïque, et le micro éolien, ce projet produira 30 % de la consommation électrique totale du domaine, pour un programme total de deux millions d’euros, avec le raccordement du hameau des Granges, commune de Névache, qui restait le seul village non électrifié de France. Des bornes électriques seront installées dans les départements alpins, à Gap, Embrun et Briançon. 50 bornes sont financées, pour un montant de 500 000 euros.

Nous voterons en avril dans le Plan Climat II, la mise en oeuvre du plan « Montagne préservée » avec :

– la durabilité des stations, comprenant le déploiement d’énergies renouvelables,
– l’utilisation économe des ressources en eau notamment pour les canons à neige,
– la préservation des têtes de bassins versants, en lien avec la fonte des glaciers ,
– le remplacement des groupes électrogènes dans les sites isolés que sont les refuges, par des panneaux solaires couplés à des batteries,
– la surveillance et gestion des risques naturels avec la Création d’une garde régionale « Avalanches ».

Abordons aussi la consultation SUDOPOLIS, car, dans les jours à venir, nous allons lancer une grande consultation sur l’avenir de nos montagnes à travers notre plateforme SUDOPOLIS. Elle sera bien sur ouverte à tous les habitants des Alpes du Sud mais aussi à tous les amoureux de la montagne qui voudront proposer, échanger, partager leurs idées et leur conception des Alpes du Sud de demain.

EN SYNTHESE

Dès maintenant, il faut gérer l’urgence grâce à :

– 8 millions d’euros Investissements d’urgence en montagne,
– 3 000 euros de prise en charge des frais de transport pour les classes découvertes,
– 140 millions d’euros d’aides économiques d’urgence disponibles et ré-abondées,
– 1 milliard d’euros déployé sur deux ans pour la relance économique,
– cinq dispositifs et un calendrier de relance touristique dont 1 million d’euros pour la promotion de la marque « Alpes »,
– 20 % de places en plus dans les formations tourisme avec notamment 1 200 demandeurs d’emplois formés sur les métiers de saison en montagne,
– des bornes emploi interactives dans quatre villes de montagne,
– trois nouvelles Maisons de santé ouvertes en 2021 dans les Alpes, pour un montant s’élevant à 2 millions d’euros,
– 10 millions d’euros du premier protocole « rebond », avec l’Etat, pour des projets structurants, comme par exemple le barrage de la Laye, les berges du Buech, le col de Larche, le Pas de l’Ours,
– La bonification de 20 % des FRAT des communes de montagne.

Mais nous devons aussi penser à demain, préparer l’avenir.

En ce sens :

– la Région Sud double le montant de sa politique montagne, la portant à 200 millions d’euros,
– le Contrat d’avenir et les Fonds européens seront utilisés à hauteur de 450 millions d’euros,
– l’aide aux territoires s’élèvera à 55 millions d’euros,
– la montagne aura « une COP d’avance » avec un Plan « Montagne Préservée »,
– et la consultation SUDOPOLIS sera lancée.




MARSEILLE : François de CANSON : « Il faut mieux adapter la gestion de crise au territoire »

Depuis le début, François de Canson, président du Comité Régional de Tourisme (CRT) et maire de La Londe-les-Maures, préconise de territorialiser les dispositifs contre l’épidémie pour mieux adapter la gestion de crise au territoire.

François de Canson à son bureau de maire

L’élu propose aussi de densifier la vaccination, car dans les Alpes-Maritimes, il faut 160 000 doses de vaccin : « Nous avons à ce jour vacciné 40 000 personnes. Il faut impérativement accélérer. Il faut renforcer le contrôle aux frontières avec le besoin de tests antigéniques de masse et non de sondages avec des PCR et faire respecter les gestes-barrière en ville et dans les quartiers défavorisés avec un contrôle renforcé des services de l’État. Aujourd’hui, on passe enfin à la vitesse supérieure. C’est un bien, une nécessité. Nous devons sortir de ce cycle infernal et prendre le maximum de mesures afin d’améliorer la sécurité sanitaire et de sauver la saison estivale.

Certes, avec les beaux jours, on a eu tendance à oublier les règles de base : Stop !

Tout le monde doit être conscient de la nécessité impérative d’appliquer les gestes-barrière et de renforcer le télé-travail afin de combattre au mieux la propagation du virus et ainsi de casser les chaînes de propagation.

Revenons aux fondamentaux sur le tourisme dans ce département qui est l’un des plus impactés depuis le début de la crise dans notre Région :

– les Alpes-Maritimes sont le temple du tourisme d’affaires et de l’événementiel, secteurs à l’arrêt depuis 1 an
– le tourisme en provenance du grand international, qui est aussi la force des Alpes-Maritimes est aussi à l’arrêt depuis 1 an
– et comme j’ai eu l’occasion de le dire très souvent, le mois de février représente 5 % du Chiffre d’affaires annuel du tourisme en Région Sud.

C’est le moment, si on veut sauver la saison d’été. C’est maintenant qu’il faut agir et construire en parallèle les conditions de la reprise. Il est impératif que nos professionnels puissent retravailler cet été, il en va de l’avenir du tourisme en Région Sud. Aujourd’hui comme demain, le Comité Régional de Tourisme Provence Alpes Côte d’Azur se tient aux côtés et à la disposition de ses professionnels.

Notre Région avec ses 1000 kilomètres de côtes, ses 65 stations de montagne, ses paysages d’exception, ses 60 % d’espaces naturels protégés, ses 9 Parcs Naturels Régionaux et ses 4 Parcs Nationaux, porte en son sein les conditions d’un retour au tourisme protégé ».




HYERES : Un chien de détection pour le Parc national de Port-Cros

Un nouvel agent vient d’arriver au parc national, une recrue pas comme les autres : Newt est une chienne berger belge malinois.

Un chien de détection pour le Parc national de Port-Cros 1

Avant de travailler au Parc national de Port-Cros, Newt a été utilisée par l’Office Français de la Biodiversité pour pister les loups.
Son flair lui a permis de trouver et d’identifier des excréments de loups ; leur collecte permettait après des analyses génétiques poussées d’identifier les individus présents sur les territoires prospectés. Ainsi en deux jours de prospection sur un territoire donné, la chienne était en mesure de trouver autant d’indices de présence de loup que des dizaines de correspondants du Réseau Loup* en deux ans !
En outre, le nombre d’échantillons collectés par kilomètre parcouru permettait de savoir rapidement si le territoire était fréquenté par un individu seul ou une meute.
Grâce à Newt, la connaissance des populations de loups sur le front de colonisation** a été grandement améliorée. Ses quatre pattes l’ont mené depuis la Lozère jusqu’au Alpes Maritimes en passant par le Gard, les Bouches-du-Rhône et le Var.

C’est ainsi qu’en janvier 2019 Newt est venue en renfort des agents du Parc national de Port-Cros dans le secteur du Cap Lardier. Un mois plus tôt, les agents avaient pris grâce à un piège photographique un cliché permettant d’identifier un loup. Les excréments trouvés par Newt ont permis de confirmer après analyses génétiques la présence d’un seul loup mâle. Les résultats obtenus par le chien de détection ont fait l’objet d’une publication dans une revue scientifique internationale. Après validation par le conseil scientifique, Newt pourra maintenant mettre son flair au service du parc national pour la détection d’espèces à fort enjeu patrimonial.

*Réseau Loup : réseau de suivi du loup coordonné par l’Office Français de la Biodiversité. Le Réseau comprend plus de 4000 correspondants formés au suivi du loup provenant des services de l’état, du monde de la chasse, de l’élevage ou des associations de protections de la nature.
** Front de colonisation : nouveaux territoires récemment colonisés par un ou plusieurs loups.




MARSEILLE : Renaud MUSELIER signe les conventions d’engagement au quotidien pour des transports durables

Aujourd’hui, lundi 22 février, Jean-Baptiste DJEBBARI, Ministre délégué chargé des Transports, a signé avec Renaud MUSELIER, Président de la Région, le protocole d’accord portant sur 600 millions d’€ de travaux pour la sauvegarde des trains du quotidien à Marseille.

GARUFI 1

Grâce à cette signature, la Région Sud concrétise un nouvel engagement du Plan climat « une COP d’avance ».

Suite à cela, Jean-Baptiste DJEBBARI, Renaud MUSELIER, Pierre COPPEY, Christian ESTROSI, Martine VASSAL, Marc GIRAUD, Jean-Marie BERNARD, Maurice CHABERT et Charles-Ange GINESY se sont engagés dans un partenariat prévoyant plus de 460 millions d’euros sur 10 ans afin d’améliorer les mobilités routières durables en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
A travers ces deux signatures, l’Etat, la Région, les Métropoles, les Départements et les acteurs publics, comme privés mobilisent plus d’un milliard d’€, issus du Contrat d’avenir pour Provence-Alpes-Côte d’Azur et s’engagent ainsi durablement afin de pérenniser les transports du quotidien au service des habitants.

Discours de Renaud MUSELIER
Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur,
Président de Régions de France
Engagement au quotidien pour des transports durables
Marseille
Lundi 22 février 2021

LES TRANSPORTS : LA PREMIERE DE NOS PRIORITES

Les transports sont la première de nos priorités. Je veux bien rappeler cet après-midi, notre engagement pour les Transports depuis 2015. Avec 1,2 milliard d’euros dédiés, le budget 2021, voté vendredi dernier, a confirmé la priorité donnée aux Transports dans nos politiques régionales.
Dans le Contrat de Plan Etat-Région 2015-2020, la première priorité était consacrée à « dynamiser l’accessibilité multimodale » pour 870 millions d’euros, avec des projets emblématiques comme l’Etoile de Veynes, dans les Hautes-Alpes, ou la ligne Marseille-Gardanne-Aix-en-Provence, dans les Bouches-du-Rhône.
Dans notre Plan Climat une «COP d’avance», voté en 2017, le premier axe donnait un cap sur « l’éco-mobilité », avec des opérations phares, telles que l’installation de bornes électriques tous les 100 kilomètres, et le dispositif « Escale Zéro Fumée ».
Dès le 30 mars 2020, face aux crises, qu’elles soient sanitaires, économiques et sociales, nous avons adopté un plan d’urgence de relance et de solidarité de 1,4 milliard d’euros dont 700 millions d’euros sont consacrés aux Transports, avec, notamment le Contrat de performance avec SNCF Réseau et le Plan Autoroute du Quotidien.
Le 9 octobre 2020, nous votions un Plan rebond, en partenariat avec l’Etat, pour la mise en oeuvre immédiate d’opérations, dont la création de deux plateformes combinées rail-route dans les Bouches-du-Rhône.
Le 5 janvier 2021, j’ai signé avec le Premier Ministre le Contrat d’Avenir 2021-2027, pour 5,1 milliards d’euros, dont les Transports restent la première des priorités. Aujourd’hui, avec la signature du Protocole « desserte fine du territoire » et du « partenariat pour des mobilités plus fluides et plus durables », c’est 1 milliard d’euros, sur 10 ans, qui seront investis sur le territoire, dont près de 400 millions pour la Région.
En cinq ans, nous avons changé le visage des Transports en région Sud. En 2016, le service proposé par nos TER étaient très mauvais. En effet, 20 % des trains étaient en retard, 10 % des trains étaient supprimés. Nous déplorions 15 000 actes de violences contre les biens et les personnes et 18 % de fraude. Face à cette situation, nous avons engagé un bras de fer avec la SNCF, et engagé des moyens très importants. Sur le volet judiciaire, les tribunaux nous ont donné raison alors que la SNCF nous demandait plus de 170 millions d’euros. Une bonne nouvelle pour les finances de la Région, mais surtout pour les usagers de nos transports.

Sur le terrain, ce sont plus de 100 millions d’euros qui ont été investis pour la sécurité avec :

– la multiplication par quatre des agents de police ferroviaire, dont les effectifs sont passés de 25 à 105 agents,
– le déploiement de 40 médiateurs sur les lignes les plus sensibles,
– la création de huit Equipes Mobiles d’Intervention regroupant Police ferroviaire, contrôleurs et agents d’escale et regroupant plus de 70 agents,
– l’installation de 1 000 caméras, dans les plus grandes gares et dans les trains,
– la coopération avec des policiers roumains durant la période estivale,
– l’expérimentation des portiques anti-fraudes à Marseille et à Nice,
– la création du Pass sureté qui permet aux membres des forces de sécurité de prendre le train gratuitement toute l’année

Et les résultats sont là. Désormais, 90 % des trains arrivent à l’heure, seuls 2 % des trains ont été annulés et nous enregistrons une augmentation de 14 % de la fréquentation, sur l’ensemble du réseau. De plus, la fraude a baissé d’un tiers, et les violences contre les biens et les personnes ont baissé de 10 %.
Dans le détail, les retards et annulations causés par l’exploitant ont été divisé par quatre. Ce qui prouve bien que la situation n’était pas irréversible, et qu’il fallait de la volonté pour faire changer les choses. Nous l’avons eu.
En 2021, nous voulons aller encore plus loin en renforçant ces moyens et en conventionnant avec la Gendarmerie Nationale pour la sécurisation de nos transports par cars.

Depuis le 1er janvier 2021, ce sont :

– 5 000 heures d’agents de la police ferroviaire supplémentaire,
– le doublement des équipes anti-fraudes dans les TER,
– l’augmentation de 25% du nombre d’équipes mobiles d’intervention dans les TER,
– le doublement des contrôles dans nos réseaux de cars interurbains et un conventionnement avec la Gendarmerie Nationale la formation des chauffeurs, des contrôleurs,
– la présence de gendarmes dans les véhicules et gares routières.

La crise du Covid-19 a marqué un arrêt dans ce développement du TER, même si les chiffres sont plus encourageants en région Sud qu’ailleurs en France. En effet, les abonnements ont baissé de 25 % contre 30 à 40 % dans d’autres régions, grâce notamment à l’abonnement «Télétravail».
Enfin, le nombre d’abonnement à notre carte ZOU! Etudes, qui permet aux jeunes jusqu’à 26 ans de prendre tous les réseaux régionaux pour 90 euros par an, a augmenté de 5 %.
Mais nous travaillons également à la sauvegarde des petites lignes et défense du monde rural.
En quelques années, nous avons ainsi rattrapé 20 ans de retard sur la performance et la sécurité de nos TER. Les premières victimes étaient les usagers qui n’avaient pas d’autres solutions et les territoires ruraux enclavés qui ne pouvaient pas bénéficier de moyens de transports surs, fiables et écologiques.
On l’a vu, les retards et suppressions de trains dus aux problèmes d’exploitation ont été divisés par quatre en cinq ans, mais il y avait encore des efforts à faire sur les infrastructures.
Nous avons donc signé en septembre 2020 un contrat de performance avec SNCF Réseau. Nous nous engageons à investir 350 millions d’euros sur le réseau en échange de « bonus-malus » sur la réalisation et les délais de travaux.
Et puis très concrètement, certaines lignes étaient menacées de fermeture définitive dès 2022-2023.
Nous avons donc négocié avec le Gouvernement un protocole « desserte fine du territoire » prévoyant 580 millions d’euros de travaux prévus d’ici 2032.

Il concerne 3 lignes de notre territoire :

– la ligne Nice-Breil-Tende, pour un montant de 246 millions d’euros et une période de travaux 2021 à 2032. Une vallée si durement touchée par les intempéries de l’automne. Cette ligne ferroviaire est une véritable ligne de vie pour les habitants. Elle ouvrira à nouveau au mois d’avril et nous avons assuré son avenir désormais. Ce sont en moyenne 1 000 personnes qui l’empruntent quotidiennement et qui pourront continuer à l’utiliser,
– la Ligne de la Côte bleue entre Marseille et Miramas, pour un montant s’élevant à 157 millions d’euros de travaux 2021 – 2032. Fermée en novembre, elle ouvrira le 25 avril. Ce sont en moyenne 1 500 personnes par jour qui l’utilise avec des pointes à 3 000 personnes en été,
– les 4 branches de l’étoile de Veynes. Vers Briançon, vers Grenoble, vers Valence et vers Aix-en-Provence, pour un montant de 177 millions d’euros de travaux 2021 – 2032. Avec près de 8 000 usagers par jour, ces lignes sont une composante indispensable des déplacements dans les Alpes.

Aucune ligne ni aucune gare n’auront été fermées pendant ce mandat. Et nous assurons l’avenir de toutes nos lignes pour plusieurs dizaines d’années. Je remercie tout particulièrement Monsieur le Ministre des Transports, Jean-Baptiste DJEBBARI, pour son investissement et sa confiance en la Région Sud. Ce protocole «desserte fine du territoire» s’inscrit parfaitement dans notre Plan Climat une « COP d’avance », en favorisant le train comme moyen de transport sûr, fiable et écologique. Il s’inscrit également comme l’un des projets phares du Contrat d’Avenir avec près de 600 millions d’euros d’investissement dont 246 millions d’euros venant de la Région Sud. Il est enfin un véritable outil d’aménagement du territoire en sauvant de la fermeture des lignes essentielles à la vie quotidienne de vallées, de bordures littorales, de départements entiers.
«L’Autoroute du Quotidien» est un projet concret pour des dizaines de milliers d’utilisateurs.
Nous l’avons vu, la promotion du train est un axe majeur de notre politique Transports. Mais nous n’oublions pas que plus de 60 % des déplacements quotidiens se font en voiture. Le train et la voiture ne sont d’ailleurs pas à opposer, ils sont complémentaires, et la solution aux problèmes de transports passe bien sûr par l’intermodalité.

Pour la première fois en France, nous avons réuni l’Etat, cinq départements, deux Métropoles et Vinci autoroutes pour intervenir sur 13 projets routiers et autoroutiers, trop longtemps laisser dans les cartons :

– le raccordement de la voie Mathis à l’A8 à Nice. La Métropole de Nice a engagé l’opération de première phase. La deuxième phase consiste en une tranchée qui reliera la voie Mathis à l’A8. Le montant des travaux est estimé à 70 millions euros et six années de travaux,
– le raccordement de la RM6202 à l’A8 Nice. La vallée du Var constitue une zone d’aménagement à fort potentiel pour la Métropole de Nice avec notamment l’Opération Plaine du Var. Le réseau d’échangeurs doit être complété notamment par un viaduc au-dessus du Var. Les travaux sont estimés à 28 millions d’euros pour cinq années de travaux,
– le réaménagement du diffuseur de Mougins. Ce diffuseur dessert les villes de Cannes, Grasse, Le Cannet et il est complétement saturé aux heures de pointe. Le projet consiste à l’élargissement à deux voies de la partie sud et à trois voies pour l’accès dans le sens Cannes-Grasse. Les travaux sont estimés à 4 millions d’euros pour trois années de travaux,
– les études pour la création de l’échangeur de Bréguieres. Dans la partie urbaine la plus dense, le trafic journalier sur l’A8 dépasse les 150 000 véhicules par jour. Depuis l’abandon du projet d’échangeur de Biot, aucune infrastructure ne permet une desserte de la technopôle Sophia Antipolis. Ce projet consiste à lancer les études et les procédures nécessaires à l’enquête publique. Le montant des études est estimé à 5 millions d’euros et quatre ans de procédure avant l’enquête publique,
– le désengorgement de l’échangeur de la Bocca. Le projet consiste à créer une nouvelle bretelle d’accès à l’autoroute A8, depuis l’avenue Saint Exupéry, à Cannes. Cet accès direct à l’autoroute, sans passer par les ronds-points au sud et au nord, va permettre un gain de temps important pour l’usager. Les travaux sont estimés à 18 millions d’euros pour six années de travaux,
– le car à Haut Niveau de Service entre Villeneuve-Loubet et Antibes. Le projet consiste à créer une voie dédiée aux cars à Haut Niveau de Service de la ligne régionale 230. Avec plus de 5 000 véhicules par heure, en heure de pointe, cet aménagement permettra de rendre plus attractif le recours aux transports en commun. Les travaux sont estimés à 30 millions d’euros pour six années de travaux,
– Etudes de la desserte de Signe et de son parc d’activité. Le projet consiste à réaliser une étude d’opportunité et de faisabilité technique pour la création d’un accès direct depuis l’autoroute A50. Les études sont estimées à 5 millions d’euros,
– création d’un échangeur sur la commune du Luc en Provence, sur l’A57. Le projet prévoit la réalisation d’un échangeur au Luc en Provence, raccordant la RD33 à l’autoroute A57. Cet ouvrage permettra aux communes environnantes d’éviter des congestions régulières sur le réseau secondaire, dont la traversée de l’agglomération du Luc en Provence. Les travaux sont estimés à 30 millions d’euros pour six années de travaux,
– la modernisation de la RN 85 entre La Saulce et Gap. Les travaux de la rocade de Gap sont déjà engagés et la Région a voté une enveloppe supplémentaire de 7 millions d’euros en décembre 2020. Au sud de cette rocade, il est nécessaire de moderniser la desserte de Gap depuis l’A51. En effet, des pics à 18 000 véhicules par jour sont atteints en été. Le montant de ces travaux est estimé à 30 millions d’euros et sept ans d’études et de travaux,
– L’antenne « Miramas- A 54 » de la liaison Fos-sur Mer-Salon-de-Provence. Le projet consiste à créer un barreau autoroutier entre Miramas et l’A54 pour desservir la plateforme CléSud, le Grand Port Maritime et une zone de 130 000 habitants. Le trafic actuel est d’environ 20 000 véhicules par jour. Le montant de ces travaux est estimé à 100 millions d’euros pour une entrée en service en 2027-2028,
– la fluidification du noeud A8/A51 à Aix-en-Provence. Le projet consiste en une reprise complète du noeud A8/A51 pour les circulations entre Marseille, Aix-en-Provence et l’A51 vers Gap. Les travaux sont estimés à 50 millions d’euros pour huit années d’études et de travaux,
– l’échangeur de Bonpas dans le Vaucluse. C’est un noeud routier majeur de l’agglomération d’Avignon avec 30 000 véhicules par jour en moyenne. Le projet consiste à mettre en continuité la RN7 et la RD900 et à créer un giratoire dimensionné pour les flux les plus importants. Un volet intermodalité est également prévu avec la création d’un parc relais et de voies cyclables. Les travaux sont estimés à 25 millions d’euros pour une mise en service en 2027,
– la connexion entre l’A7 et l’A9 à Orange. Le projet consiste à créer une bretelle d’accès direct entre l’A7 et l’A9. Aujourd’hui, ce sont 5 000 véhicules par jour qui sont obligés de sortir à Orange pour récupérer l’autre autoroute. Les travaux sont estimés à 60 millions d’euros pour sept années d’études et de travaux.
L’objectif de tous ces projets est à la fois de fluidifier et de sécuriser le trafic pour limiter la pollution due aux embouteillages et rendre encore plus sûres nos autoroutes.
Ce partenariat est une nouvelle étape de notre Plan climat une « COP d’avance ». En novembre 2019, nous signions avec Pierre COPPEY, Président de Vinci Autoroutes, notre convention « Autoroute bas carbone ».

Elle nous a permis la mise en oeuvre de réalisations très concrètes, comme :

– la création de lignes expresses sur les autoroutes, pour favoriser les transports en commun par rapport à la voiture individuelle,
– la création de bornes de recharges pour les véhicules électriques. Nous avions comme ambition en 2019 de proposer une borne tous les 100 kilomètres et nous sommes, aujourd’hui, à une borne tous les 35 kilomètres,
– la favorisation du co-voiturage par la création de parc relais,
– un partenariat avec le Conservatoire d’Espaces Naturels SUD qui a permis la création de réservoir de biodiversité, notamment aux étangs Des Joncquiers, le long de l’A51,
– la disparition des traitements phytosanitaires le long des autoroutes.
Avec la décarbonation massive du parc automobile, ces projets routiers participent à la transition écologique. C’est déjà une réalité. Pour la première fois en France, en janvier 2021, le nombre de voitures électriques et hybrides vendu a dépassé celui du nombre de voitures diesel vendu.
C’est là encore un des projets majeurs du Contrat d’Avenir, avec 460 millions d’euros sur 10 ans dont 240 millions par l’Etat, 110 millions par la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et 110 millions par les Départements.
En région Sud, nous avons une «COP d’avance» aujourd’hui, grâce aux Transports. Notre Plan Climat une « COP d’avance » a été lancé en décembre 2017. Aujourd’hui, trois ans après, les résultats sont déjà là. Notre région a une COP d’avance.
ATMOSUD a mesuré ces effets sur la qualité de l’air entre 2016 et 2019. Les taches rouges et orange s’amenuisent prouvant une diminution des pics d’ozone et des émissions de particules fines.

Dans tous les domaines, que ce soit sur terre, en mer, dans le domaine du fer ou de l’air, nous avons su porter des innovations qui permettent à la fois de préserver notre environnement et de rendre un service de qualité à nos usagers :

– dans le domaine de la terre avec les premières lignes de cars 100 % électriques, longue distance, entre Aix-en-Provence et Toulon et entre Aix-en-Provence et Avignon et des lignes 100 % GNV (Gaz Naturel pour Véhicules) entre Arles et Salon-de-Provence et entre Draguignan et Toulon,
– dans le domaine de la mer, avec le dispositif « Escales Zéro Fumée », ce sont 30 millions d’euros qui sont engagés par la Région et l’Europe pour développer le branchement à quai des ferries et des navires de croisières dans les Ports de Marseille, Toulon et Nice,
– en ce qui concerne le fer, nous avons obtenu la livraison de cinq rames neuves hybrides ALSTOM pour la ligne Aix-en-Provence-Marseille en décembre 2020, et nous avons commandé huit rames neuves hybrides pour les Chemins de fer de Provence,
– pour la qualité de l’air, nous participons à l’aide à l’acquisition de deux avions électriques ALPHA ELECTRO pour la formation des cadets d’Air France à Chateau-Arnoux. Ce sera la première école de pilotage d’Europe à utiliser des appareils certifiés 100 % électriques.
Et nous ne comptons pas nous arrêter là.

De nombreux projets verront le jour dans les mois et les années à venir avec :

– l’acquisition de 150 véhicules décarbonés dans le cadre du renouvellement de notre Délégation de Service Public des lignes interurbaines des Alpes-Maritimes. Ce sont 25 millions d’euros qui sont consacrés à cette transition intégrale d’une flotte unique en France,
– l’expérimentation de trains à batterie, BOMBARDIER, avec le premier prototype, dès 2023 sur la ligne Aix-en-Provence-Marseille,
– l’ouverture à la concurrence des TER, en 2025, qui permettra d’améliorer le confort des usagers et de diminuer la facture.




MARSEILLE : Des conventions d’engagement au quotidien pour des transports durables

Jean-Baptiste DJEBBARI Ministre délégué chargé des Transports sera à Marseille, lundi 22 février 2021, pour signer avec Renaud MUSELIER, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Président de Régions de France le protocole pour la sauvegarde des dessertes fines du territoire.

Renaud Muselier - CINTAS FLORES 2

Cet accord portant sur 600 millions d’euros de travaux est une nouvelle concrétisation du Plan climat une « COP d’avance ».
Suite à cette première signature, Jean-Baptiste DJEBBARI, Renaud MUSELIER, Pierre COPPEY, Christian ESTROSI, Martine VASSAL, Marc GIRAUD, Jean-Marie BERNARD, Maurice CHABERT et Charles-Ange GINESY signeront le partenariat relatif à l’amélioration des mobilités routières durables en Provence-Alpes-Côte d’Azur prévoyant 460 millions d’euros sur 10 ans.
A travers ces deux signatures, nous concrétisons un milliard d’euros issu du contrat d’avenir pour Provence-Alpes-Côte d’Azur. L’Etat, la Région, les Métropoles, les Départements et les acteurs publics, comme privés, s’engagent ainsi durablement afin de pérenniser les transports du quotidien au service des habitants de Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Signature des conventions
ENGAGEMENT AU QUOTIDIEN POUR DES TRANSPORTS DURABLES
Lundi 22 février 2021 à 14h15
Hôtel de Région – 27 Place Jules Guesde, Marseille

En présence de :

Jean-Baptiste DJEBBARI
Ministre délégué auprès de la Ministre de la Transition écologique chargé des Transports

Renaud MUSELIER
Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur,
Président de Régions de France

Christian ESTROSI

Président de la Métropole Nice Côte d’Azur,
Président délégué de la Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur,
Maire de Nice

Martine VASSAL

Présidente de la Métropole Aix-Marseille-Provence,
Présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône

Marc GIRAUD
Président du Conseil départemental du Var

Jean-Marie BERNARD
Président du Conseil départemental des Hautes-Alpes

Maurice CHABERT
Président du Conseil départemental de Vaucluse

Charles-Ange GINESY
Président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes

Pierre COPPEY
Président de VINCI Autoroutes

Karim TOUATI,
Directeur régional de SNCF Réseau

Blaise RAPIOR
Directeur général adjoint de VINCI Autoroutes, Directeur général du réseau ESCOTA




TOULON : Evence RICHARD : « Dans le Var, nous réalisons 2 000 injections par jour »

Face aux variants sud-africains et brésiliens dont la durée de contagiosité est plus importante, le ministre de la Santé a annoncé que la période d’isolement pour toutes les personnes positives au virus est portée à 10 jours.

centre de vaccins toulon 11 fev 3

Dans le Var, la campagne de vaccination a débuté le 6 janvier dans les EHPAD, puis elle s’est accélérée avec l’ouverture aux personnels de santé travaillant en établissement ou en ville de plus de 50 ans ou présentant des facteurs de comorbidité. La montée du dispositif s’est poursuivie avec l’ouverture de lignes supplémentaires à Toulon, Hyères et La Seyne-sur-Mer, l’ouverture de 4 nouveaux centres à Saint-Raphaël, La Londe-les-Maures, Fayence, et Saint-Maximin, la signature de la convention entre la préfecture l’ARS et la MSA pour la mise en place d’un bus permettant une vaccination ambulante dans les communes les plus rurales. De même, la vaccination dans les résidences de service continue, et celle dans les foyers et centres d’hébergement se prépare.

« Par ailleurs, de nouveaux créneaux de rendez-vous ont été ouverts dans les 7 premiers centres du département. Les personnels médicaux de moins de 50 ans, ont désormais accès à la vaccination avec l’arrivée de plusieurs milliers de doses Astra Zenaca. Comme annoncé, la vaccination monte en puissance et le seuil des 50 000 injections est largement dépassé dans le département. Il nous faut poursuivre dans cette voie », a indiqué Evence Richard, préfet du Var.

2 000 VACCINS PAR JOUR

Selon le préfet : « On tourne en moyenne à 2 000 vaccinations par jour dans le Var, à la fois dans les centres de vaccinations, les établissements hospitaliers pour leur personnel et les professionnels de santé de ville et dans les EHPAD, en sachant qu’au niveau des EHPAD, nous en sommes aux rappels. Ce chiffre va s’accroître puisque nous commençons à vacciner les personnes en résidences d’autonomie et les personnes handicapées qui sont en foyers ou en maisons spécialisées ».

A Toulon, Hubert Falco a souligné la bonne logistique de la campagne au niveau départemental : « Il est bien qu’il y ait un équilibre dans le département. Tout le monde doit avoir sa chance. Et le préfet a veillé à cet équilibre. On peut noter l’ouverture d’un nouveau centre de vaccination à Aups, qui nous amène à 10 centres ».

Dans le cadre de la politique de vaccination lancée et pilotée par l’État, la Ville de La Garde a également ouvert un centre de vaccination le 25 janvier. En visite dans la ville, Evence Richard a été accueilli par Jean-Louis Masson, maire de La Garde, et a constaté la parfaite organisation du centre.

Le représentant de l’État a remercié les maires qui étaient volontaire pour mettre en place ces centres de vaccinations : « La mise en place de ces centres suppose une logistique de très grande qualité et une mise à disposition de moyens matériels et humains conséquente. Nous nous devons d’être reconnaissant envers les collectivités qui se mobilisent ».

13 EQUIPES MOBILES

Par ailleurs, treize équipes mobiles, composées d’infirmières et de médecins, se déplacent dans les 33 résidences que compte le Var pour vacciner résidents et personnels.

« Les foyers d’accueil médicalisé (FAM) et les maisons d’accueil spécialisé (MAS), qui concernent des personnes porteuses de handicap sont également pris en compte. A l’intérieur de ces établissements, le public concerné a été élargi à toute personne âgée de plus de 18 ans. Pour les résidences sociales, la cible est élargie aux personnes de plus de 60 ans »,a expliqué Evence Richard.

Outre la vaccination de nouvelles populations, des dispositifs mobiles sont lancés pour vacciner les personnes âgées et isolées qui ne peuvent pas se déplacer. Le premier d’entre eux a commencé à fonctionner le 23 février. A La Garde, installé à la salle Mussou, le centre de vaccination accueille le public âgé de plus de 75 ans, uniquement sur rendez-vous. La capacité de vaccination d’environ 250 personnes par semaine peut évoluer jusqu’à 1 000 en fonction des livraisons des vaccins.

Photo PRESSE AGENCE – LA GAZETTE DU VAR

A NOTER…

Centre de vaccination La Garde
Salle Mussou, av. Baptistin Autran.
Parking Gérard Philipe à proximité (gratuit).

Numéro vert : 0 800 505 992

LES CHIFFRES DE LA VACCINATION DANS LE VAR

Au 18 février, 42 400 personnes ont été vaccinées depuis le 6 janvier, 14 059 personnes ont reçu la 2eme injection soit au total 56 459 injections ont été prodiguées. Outre les 4 nouveaux centres de vaccinations qui vont ouvrir, depuis le 18 janvier, 10 centres dédiés aux personnes de plus de 75 ans ont ouvert leurs portes à Toulon, Brignoles, Draguignan, Fréjus, Hyères, Grimaud, La Seyne-sur-Mer, La Garde, Le Luc-en-Provence et Aups, représentant la capacité de vacciner 5 000 personnes par semaine.
Un numéro vert (0 800 011 515) de la cellule territoriale d’appui à l’isolement pilotée par la Croix-rouge est en place pour répondre aux besoins matériels, sociaux et psychologiques des personnes concernées.

Numéro vert : 0 800 011 515




MARSEILLE : Assises régionales de la Montagne « Pour l’avenir des Alpes du Sud », mardi 23 février

Les Alpes du Sud représente 65 % du territoire de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Renaud MUSELIER - BOUVIER

Ils sont le 2ème massif de France et dénombrent pas moins de 65 stations et centres de ski. Alors que les sports d’hiver font vivre directement plus de 200 000 personnes en France et attirent près de 2 millions de touristes chaque hiver, ce secteur du tourisme, des loisirs, de l’hôtellerie et de la restauration, est lourdement impacté par la crise sanitaire et la fermeture des remontées mécaniques. Il joue depuis de longs mois sa survie. Mardi 23 février, Renaud MUSELIER organisera une table ronde aux côtés des professionnels du secteur pour défendre ces territoires et préparer leur avenir. Des dispositifs concrets seront proposés pour permettre le retour à la vie en montagne.

Assises régionales de la Montagne « Pour l’avenir des Alpes du Sud »

Mardi 23 février 2021 à 14h45
Hôtel de Région – 27 Place Jules Guesde, Marseille

En présence de :

Renaud MUSELIER,
Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur,
Président de Régions de France

Chantal EYMEOUD
Vice-présidente de la Région en charge des entreprises, de l’artisanat et de l’économie de montagne

François de CANSON
Conseiller régional,
Président du Comité Régional de Tourisme Provence-Alpes-Côte d’Azur Jennifer

SALLES-BARBOSA
Conseillère régionale, Présidente de la Commission Tourisme

Jean-Marie BERNARD
Président du Département des Hautes-Alpes

René MASSETTE
Président du Département des Alpes-de-Haute-Provence

Charles-Ange GINESY
Président du Département des Alpes-Maritimes

Eric BRECHE
Président du syndicat national des moniteurs du ski Français

Christian MANTEI
Président d’Atout France

Bernard MARTY
Président de l’UMIH Provence-Alpes-Côte d’Azur

Alexandre MAULIN
Président des domaines skiables de France Jérôme PASQUET
Président du Directoire des Villages clubs du soleil

Dominique ROBIN
Directeur d’AtmoSud




HYÈRES : L’aéroport de Toulon-Hyères au régime sec

La compagnie aérienne nationale Air France a annoncé, début février, son retrait de l’aéroport international Toulon-Hyères. Elle sera remplacée en mars par sa filiale à bas-coûts, Transavia, qui réduira le nombre de rotations quotidiennes avec Paris à 3. Un véritable coup de massue pour le littoral varois, qui a provoqué l’ire des élus locaux.

On le sait, Air France navigue depuis des mois dans un ciel turbulent. Accusant une perte de 10 millions d’euros par jour selon son patron Ben Smith, le fleuron français de l’aérien doit se restructurer à marche forcée. Ces chantiers de réduction des coûts, contreparties des aides de l’Etat, vont du départ d’un quart des effectifs d’ici à 2022, à la refonte du réseau domestique. Cet essoufflement général du modèle “tout-avion” pour le marché intérieur ressurgit aujourd’hui comme la pierre angulaire de la mue du secteur aérien.

Toulon-Hyères, victime de la restructuration d’Air France

Cette “refonte”, qui se traduit en coups de rabot sur le marché intérieur, fait d’ores et déjà des victimes comme Lorient, Quimper, ou encore Brest. Toutes ces destinations vont voir, dans les prochaines semaines, leur ligne Air France avec Paris coupée.

Toulon-Hyères fait partie du lot. Alors que la gestion de sa ligne avec l’aéroport de Paris-Orly a été ballottée depuis des années entre Air France et sa filiale régionale HOP!, le littoral varois se retrouve aujourd’hui déserté par la compagnie nationale. Une nouvelle qui tombe mal pour l’aéroport mixte, le groupe Vinci, concessionnaire civil, et la Défense, venant d’investir près de 30 millions d’euros pour la réfection des pistes.

Transavia, le pari du low-cost en métropole

Sur les réseaux sociaux, le groupe Vinci se réjouit de l’arrivée de trois nouvelles lignes au départ de Toulon, opérées par Transavia, la low-cost d’Air France. Dont la fameuse Toulon-Paris, qui bénéficie jusqu’ici de 5 à 6 rotations quotidiennes avec la compagnie historique. L’arrivée de ces avions blanc et vert est a priori une bonne nouvelle pour les porte-monnaies, avec un aller-retour à partir de 39 euros.

Mais derrière cette communication enthousiasmée, se cache le remplacement pur et simple de la ligne Air France. Coup de massue donc pour les passagers avec un bagage enregistré, ceux ayant des correspondances à Paris, ou encore les abonnés.

Ces remplacements sur les lignes domestiques font partie intégrante du grand plan de restructuration imaginé par Ben Smith, le patron d’Air-France KLM depuis 2018. Fin de la collation offerte, ou encore bagage en soute désormais facturé au prix fort : ces nouvelles lignes permettent de faire des économies.

Les élus locaux vent-debout contre l’arrêt d’une « rotation stratégique »

Implication immédiate de l’arrivée de Transavia courant mars : les rotations quotidiennes avec Paris-Orly passeront de 5-6 à 3. Depuis plusieurs semaines, Air France a déjà réduit la voilure, en ne proposant plus que 3 vols par jour vers Paris. Ce qui met en colère les élus locaux de la Métropole Toulon Provence Méditerranée. Dans un courrier adressé à la compagnie, ils regrettent notamment que “le premier département touristique après Paris […] ne dispose plus de liaison directe vers un hub international”, parlant de “rotation stratégique”, et soutenant que “seuls les avions Air France constituent une marque de considération d’un territoire”.

Article & Photographie : Julien AZOULAI (PRESSE AGENCE – LA GAZETTE DU VAR)

@JulienJNA sur Twitter