TOULON : Hubert FALCO, Chevalier de la Légion d’Honneur : « J’ai encore tant d’idées, de projets, tant d’ambition pour TOULON » !

Le vendredi 16 octobre, au Théâtre Liberté, Hubert Falco, maire de Toulon et ancien Ministre a reçu la médaille de la Légion d’Honneur des mains d’Edouard Philippe, ancien Premier ministre, et maire du Havre, devant un aéropage de personnalités locales. Et visiblement, l’heure de la retraite n’a pas encore sonné pour le Président de la Métropole, qui s’est montré très forme et plein de projets d’avenir pour sa ville et son département !

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Parmi les invités, nous avons remarqué la présence de plusieurs Ministres, d’Evence Richard, Préfet du Var, du Préfet Maritime, Jean-Luc Videlaine, ancien Préfet du Var, directeur de Cabinet du Président de l’Assemblée nationale, du Procureur de la République, de parlementaires et anciens parlementaires dont Jean-Louis Masson, maire de La Garde, de Renaud Muselier, Président de la Région Sud, de Marc Giraud, Président du Conseil Départemental du Var, de nombreux Maires (Christian Simon, Jean-Pierre Giran, François de Canson, Thierry Albertini, Hervé Stassinos, Robert Beneventi, François Arizzi, Patrick Martinelli, etc.), Christian Estrosi, maire de Nice, de nombreux présidents et d’élus locaux et beaucoup d’amis du récipiendaire.

VENDREDI 16 OCTOBRE 2020
REMISE DE LA MEDAILLE DE CHEVALIER DE LA LEGION D’HONNEUR PAR EDOUARD PHILIPPE
MAIRE DU HAVRE, ANCIEN PREMIER MINISTRE,
A
HUBERT FALCO
MAIRE DE TOULON, ANCIEN MINISTRE
***
L’INTERVENTION D’HUBERT FALCO…

Durant les différents postes gouvernementaux que j’ai occupés, il m’est arrivé, à de nombreuses reprises, de remettre, au nom du Président de la République, les insignes de la Légion d’Honneur à des personnes distinguées par la Nation…
J’ai présidé toutes ces cérémonies, certaines très intimes, et d’autres plus fastueuses mais toutes avaient un point commun : l’émotion de celle ou de celui à qui j’épinglais la médaille au revers de la veste. Une émotion intense, sincère et profonde…

Aujourd’hui, Mesdames et Messieurs, c’est moi qui ressens cette émotion. Croyez-moi, elle est tout aussi intense et tout aussi sincère.

Mon cher Edouard, je tiens à t’en remercier. C’est toi qui me l’as décernée au nom du Président de la République, en tant que Premier Ministre. C’est toi qui me la remets aujourd’hui dans ma ville, cette ville si chère à mon cœur : rien ne pouvait me faire plus plaisir.

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Merci cher Edouard, merci Monsieur le Premier Ministre.
Je remercie et salue le maire du Havre qui, avant tout, avec volonté et intelligence, a su cultiver sur son territoire, les bases essentielles d’un élu local : le travail, la simplicité, l’humanité, la détermination, le collectif et la confiance, sans jamais oublier ce qui est essentiel dans la vie de tous :  » pour être aimé, il faut aimer ! « 

Un maire, parmi les maires, dont la tâche au quotidien est d’être au service de la vie des gens.

Mais un maire qui doit aussi initier des projets fondateurs pour sa ville ou son village.

Un maire qui se doit d’être sage, responsable, engagé, volontaire, dévoué et passionné.

C’est avant tout, toutes ces qualités, mon cher Edouard, qui t’ont permis d’être appelé à Matignon, dans l’un des postes les plus importants de la République. Ce sont ces qualités qui ont fait de toi un homme d’Etat qui comptera certainement dans l’avenir de notre pays, la France.

Je remercie l’ami venu du Havre, cette ville partenaire qui a tant de points communs avec Toulon, pour me remettre cette médaille.
Je le remercie pour le bel éloge qu’il vient de prononcer à mon sujet.

Ce moment particulièrement fort restera dans ma mémoire.

Je tiens à remercier également mes trois amis et collègues qui ont transmis le mémoire de demande de Légion d’Honneur au Préfet du Var.

Merci Christiane, merci Geneviève, merci Jean-Louis …

Il est vrai qu’ayant été parlementaire de 1988 à 2018, la Loi m’empêchait d’être proposé dans cet ordre jusqu’à ce que je démissionne du Sénat, ce que j’ai fait en raison de la nouvelle loi sur le cumul des mandats, pour, une fois encore, privilégier, sur le national, mon Toulon, mon territoire, mon département, notre Var.

Du fond du cœur, mes amis, merci d’avoir initié cette démarche.

Je remercie également mon ami Marcel Ruffo, qui avait accepté de me remettre mon insigne, alors qu’Edouard Philippe était encore Premier Ministre et trop pris par Matignon pour s’autoriser une escapade toulonnaise.

La crise sanitaire, les remaniements ministériels ont tout bousculé et c’est donc Edouard Philippe, redevenu libre, réélu lui aussi brillamment à la mairie du Havre lors des dernières élections municipales, qui a officié ce soir.

Marcel, ta présence à mes côtés aujourd’hui, au milieu de tous nos amis du monde du Rugby, me touche.

Permettez-moi de remercier également Charles Berling qui nous accueille ce soir dans ce Théâtre Liberté qui m’est si cher. Charles, le Molière, Charles l’artiste aux mille talents, a su, lui aussi, rester Charles le Toulonnais.
Notre rencontre un soir, dans la capitale, (rencontre qu’on pourra qualifier de  » Varois de Paris « ), fut déterminante et notre passion, notre amour de Toulon, ce besoin de culture, sont à la base de la naissance de ce magnifique théâtre Liberté, devenu, avec Châteauvallon, deux grandes scènes nationales.

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Cette médaille, sur ma poitrine, qui récompense l’ensemble de mon parcours au service de la cause publique, ce beau discours d’Edouard Philippe qui retrace ma carrière, m’amènent à revenir sur ce chemin d’homme public qu’on ne peut parcourir seul.

Je ne vais pas vous mentir, je suis fier du travail accompli. Mais je dois aussi, en toute humilité, rendre hommage ce soir à ces équipes, à ce collectif de femmes et d’hommes dévoués à la cause publique qui m’ont toujours accompagné.

Mon parcours, c’est le fruit d’une passion, le Var, c’est le fruit d’une éducation, c’est le fruit d’expériences, de rencontres, d’échanges…

Aussi, permettez-moi de rendre hommage aux hommes et aux femmes qui m’ont inspiré et guidé : certains prestigieux, d’autres anonymes… Tous ont tracé la route qu’il me fallait suivre.

Comment ne pas citer François Léotard qui, alors que j’étais tout jeune maire de Pignans, a été le seul à me soutenir et à me faire confiance au moment où le Var était dans la tourmente ?

Comment ne pas citer Jean-Claude Gaudin et Jacques Chirac qui m’ont permis, en 2002, d’accéder au gouvernement ?

Comment ne pas citer Jean-Louis Borloo, le Ministre d’Etat, l’ancien maire de Valenciennes, qui a toujours été très attentif à mon action et avec qui j’ai partagé de passionnantes expériences ministérielles.
Mon cher Jean-Louis, dans le fond, ensemble, nous sommes toujours restés des maires, accrochés à l’essentiel, ce magnifique territoire de France.

Je voudrais également saluer tous les grands sportifs que j’ai croisés sur ma route.

Mon cher André, jeune étudiant à Toulon, avec des copains, nous ne déjeunions pas pour, en passant sur le port, venir voir dans ton restaurant, le Grand Herrero !

Mais quand je parle de grands sportifs, je ne parle pas que des sportifs célèbres, je parle aussi de ceux avec lesquels j’ai transpiré, vibré, partagé… Le sport qui enseigne des valeurs fondamentales : le collectif, la solidarité, le goût de l’effort, le combat à XI ou à XV, des valeurs que j’ai aussi développées dans ma vie publique grâce au sport et qui m’ont accompagné et m’accompagnent tout au long de ma vie.

Merci à l’équipe du RCT de la fin des années 70 que j’ai eu le privilège de servir, avec beaucoup d’humilité, et là plus que jamais, j’ai pu apprécier les valeurs d’une équipe et surtout le cœur de Mayol qui chante.

Permettez-moi de poursuivre en remerciant l’ensemble des collaborateurs qui m’ont conseillé et aidé tout au long de ma carrière, dans les différents postes que j’ai occupés. J’ai, en cet instant, une pensée particulière pour toutes les assistantes et les assistants qui m’ont supporté au quotidien avec patience et gentillesse… Je ne peux pas tous les citer (et je sais qu’ils le comprendront) mais je n’ai oublié aucun d’entre eux : des chauffeurs venant me chercher le matin très tôt à l’heure où la ville s’éveille, à mes DGS, à mes directeurs de cabinet, à mes secrétariats. Chacun a laissé une empreinte sur ma carrière et je tiens à dire aujourd’hui que même si je ne prends pas toujours le temps de le verbaliser, je suis très reconnaissant d’avoir toujours été bien entouré par ces femmes et ces hommes dévoués, compétents et fidèles.

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Qu’ils en soient tous remerciés.

Je salue également tous les colistiers et suppléants, là encore de Pignans à Toulon, les conseillers départementaux, qui ont choisi à un moment ou à un autre, de s’engager à mes côtés. Ceux qui ont été élus et qui ont travaillé à mes côtés dans différentes collectivités, comme ceux qui m’ont accompagné sans briguer de mandat, ils ont tous joué leur rôle dans mon parcours. Ils méritent tous ma reconnaissance.

Je remercie aussi, sans ironie aucune, tous mes opposants. Leurs contestations, leurs critiques, leurs points de vue et analyses différents m’ont toujours poussé à aller plus avant et à donner le meilleur de moi-même. Sans opposition, la Démocratie n’en serait pas une. L’opposition, la contradiction, il faut savoir les accepter.
En revanche, la haine féroce débordante de méchanceté n’a pas sa place en Démocratie. Elle ne fait que du mal !

Soyons toutefois rassurés, l’électeur, lui, ne s’y trompe jamais. Il sanctionne toujours ces comportements avec force.

Je tiens surtout à rendre hommage à cette terre qui est la mienne, terre varoise, département extraordinaire, le plus beau de France, (excuse -moi Edouard), qui a porté toute ma carrière et qui a donné tout son sens à ma vie publique.

Var, c’est dans tes vignes, c’est au pied des Maures, de Notre Dame des Anges, c’est sur tes rivages méditerranéens, dans cette Méditerranée bleu azur, qui change de couleur au gré du temps, dans tes pinèdes que j’ai trouvé la force et l’énergie de me battre, jour après jour, avec foi et conviction pour te défendre, pour te protéger et pour essayer d’assurer à tes habitants, le meilleur.

J’aime mon territoire. Je lui ai tout donné et je continuerai à tout lui donner, mais je dois aussi dire qu’en contrepartie, il me l’a fidèlement rendu.

Je tiens également à remercier toutes celles et tous ceux qui ont cru en moi, à chaque étape de ma vie publique.

Je salue surtout cette masse silencieuse de femmes et d’hommes qui m’ont toujours inlassablement, à chaque scrutin, fait confiance, qui ont toujours été là. Ils ne m’ont jamais lâché, à chaque rendez-vous de la Démocratie.

De mon petit village de Pignans à la grande ville de Toulon, de mon département au Parlement, de l’Assemblée nationale au Sénat, ils m’ont toujours soutenu.
Cette fidélité, cette confiance jamais démenties sur mon chemin public ont été fondatrices de mon engagement au service de la Démocratie.

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Avec toujours pour moi cette interrogation qui se doit d’être naturelle pour un élu :

Suis-je digne de cette confiance ?
Et cette exigence :
Comment ne pas la décevoir ?

Cette perpétuelle interrogation m’incite chaque jour à me remettre en question et à travailler, travailler toujours plus pour mériter cette confiance.

Cette notion de travail, cette volonté de toujours donner le maximum, c’est en quelque sorte un héritage familial. Ce besoin de travail me ramène à ma famille, aux miens, à mon histoire, à mes racines.
 » Un homme sans mémoire est un homme sans vie  » disait le Maréchal Foch.

Dans ma jeunesse, à la maison, par pudeur, ma chère Claudette, avec Mireille, notre sœur qui nous a quittés trop tôt, il y avait un maître mot :  » Ne jamais parler de nous « . Notre histoire nous appartenait. On ne devait pas en parler. Elle était écrite et le livre était fermé.

Il ne fallait pas se raconter. Il ne fallait pas se mettre en avant. Il fallait simplement travailler, en toute humilité, sans faire de bruit ni de spectacle. C’était la règle.

Excuse-moi, Maman,  » Man « , aujourd’hui, de faire exceptionnellement une entorse à cette sacro-sainte règle familiale, je vais désobéir, je vais parler de vous, je vais parler de nous.

Je sais, de là-haut, tu n’es pas contente, mais je sais aussi que tu comprendras ce besoin que je ressens, en ce moment précis, à cette étape importante de ma vie, de vous rendre hommage, à toi, à papa, à mes grands-parents, à notre famille car sans vous tous, je ne serais pas devenu l’homme que je suis aujourd’hui, je ne serais pas devant Edouard Philippe, premier Ministre, pour recevoir une des plus hautes distinctions de la République. Je n’aurais jamais connu le Salon Murat, à l’Elysée. C’est à vous tous que j’ai pensé le jour où le Président de la République m’a permis de m’y asseoir.

Vous êtes mon histoire, vous êtes mes racines sur lesquelles je me suis construit. Mes principes, mon sens de l’engagement viennent de votre enseignement. Mes valeurs viennent de votre vécu.

Le vécu, les dures épreuves, les difficultés de mes grands-parents paternels, venus en France à la première immigration italienne, tout droit arrivés du Piémont, au cours du siècle dernier !
Hélas, après avoir énormément travaillé la terre où il avait été accueilli, pas toujours dans de bonnes conditions, mon grand-père nous a quittés très tôt avant-guerre, laissant mon papa jeune orphelin, seul, sur ce sol français qu’il ne voulait pas abandonner, car ma grand-mère et son petit frère avaient rejoint leur terre natale, tout simplement pour se nourrir et survivre. Ce fut très dur pour ce jeune italien, d’autant que la seconde guerre mondiale arrivait, il était un jeune  » babi  » sur le sol français.

Aussi, quelle ne fut pas sa fierté, quelques années plus tard, après bien des épreuves après-guerre, après avoir fondé un foyer, une famille avec maman, une vraie provençale, de recevoir enfin ce document officiel qui faisait de lui un Français.

Sa naturalisation, pour lui, a certainement été sa  » légion d’honneur  » !

Comment ne pas penser au vécu particulier de ce grand-père maternel, Paul Verse, vrai républicain, ce poilu, enfant de l’assistance publique car, abandonné par sa mère, bébé à Hyères, qui aimait la France et ses symboles par-dessus tout car la France avait tout simplement été son père et sa mère.

Après 6 ans d’engagement sous les drapeaux dont 4 ans au combat, par temps de guerre, de 1914 à 1918, pour défendre son pays, il est devenu agriculteur et a travaillé la terre toute sa vie pour élever ses cinq enfants à Pignans, avec ma grand-mère, si douce, si maternelle.

Je me rappelle qu’il ne manquait jamais une occasion, dans notre village de Pignans, au coin du feu, de me parler de la République qu’il respectait, de sa guerre, de Verdun, le verbe haut et le ton enflammé, rempli de sagesse. En bon Provençal qu’il était, car il me parlait toujours en Provençal.

Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants, lorsque je me suis rendu à Verdun, à l’occasion d’une commémoration, lorsque je suis entré dans l’enceinte du fort de Douaumont, j’ai retrouvé les paysages, les ambiances, les descriptions de mon Grand-père. J’ai compris sa guerre, son engagement pour la France et ce qu’il avait réellement vécu dans les tranchées.

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J’ai retrouvé ses récits avec beaucoup d’émotion. A travers lui, je reconnaissais Verdun. Sur place, j’ai acheté un petit soldat de plomb que je garde précieusement. La dame qui me l’a vendu n’a pas bien compris mon achat. Elle a pensé que le Ministre allait jouer au petit soldat, alors que c’était tout simplement, pour moi, mon grand-père que je ramenais précieusement, une deuxième fois, à la maison.

Le vécu de cette grand-mère maternelle qui l’a toujours soutenu et qui a élevé ses cinq enfants, dont maman, dans la droiture, la sagesse, la simplicité, la générosité et le sens de l’honneur.

Mes chers parents, vous nous avez toujours donné l’exemple en travaillant dur, sans jamais vous plaindre, et en remerciant toujours la France, pour ce qu’elle nous donnait de liberté et d’opportunités.

Comment oublier, Maman, tous ces élans de générosité, tous ces moments passés dans l’arrière-boutique de l’épicerie familiale, avec mes sœurs, et tous ceux qui voulaient, au gré du moment, se joindre à la table familiale, toujours ouverte, car chez nous, le pain se partageait toujours…

C’est dans cette petite arrière-boutique à l’odeur si particulière que je faisais mes devoirs, souvent assis dans les escaliers, c’est là que j’ai découvert, dans les manuels scolaires d’abord puis dans des livres spécialisés que je dévorais, l’histoire de mon pays, l’histoire de France.
C’est dans cette arrière-boutique que les fondations de ce que j’allais devenir se sont construites.

La famille est un bien précieux. Et même s’il n’est pas toujours simple de comprendre et de montrer les sentiments profonds que l’on éprouve les uns pour les autres, ils sont bel et bien présents, réels et profonds car l’histoire de chacun est fondatrice.

Aussi, que mes enfants et petits-enfants ne doutent jamais de mon attachement et de mon profond amour. Ils sont mon sang et je me suis efforcé, toute ma vie, de ne jamais déshonorer le nom qu’ils portent. Et je continuerai toute ma vie de m’y efforcer car je leur dois, pour leur avenir.

Cette distinction, je souhaite aussi la partager avec mon épouse, Nathalie, qui parcourt avec moi ce chemin, pas toujours simple, au quotidien.

Elle partage certes le bon mais aussi le moins bon, voire parfois même le très mauvais… Elle accepte avec philosophie et bienveillance mes soucis, mes inquiétudes, mes contrariétés que je ramène trop régulièrement à la maison et elle m’aide, chaque jour, à rester debout sur cette route qui n’est pas tous les jours facile à parcourir. Elle m’aide avec affection à relativiser les choses et à rester moi-même, car croyez-moi, au moment de décider, on se sent souvent bien seul. Et pourtant, il faut bien décider.

Merci aussi aux siens qui partagent désormais mon quotidien avec sollicitude.

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Je voudrais, en ce moment solennel, avoir également une pensée pour mon ami d’enfance Jean-Louis Raybaud. Lui aussi ancien maire de Pignans, fidèle d’entre les fidèles, qui avec sa sagesse, son savoir, sa culture, m’a aidé, guidé, soutenu… Sans Jean-Louis, serais-je devenu ce que je suis aujourd’hui ?

Il était le frère que je n’ai pas eu. J’aurais tant aimé qu’il soit à mes côtés ce soir. La vie en a décidé autrement. Lui aussi est parti trop tôt.

Merci, chère Chantal, d’être là.

Allez, maintenant, permettez-moi aussi de vous faire sourire par un petit clin d’œil. On m’a dit que je n’oserais pas, mais si, je le fais, ce petit clin d’œil à la douce Perle, mon amie à 4 pattes, qui, comme Fly, notre fidèle Fly, avant elle, apportent, avec leur innocence et leur tendresse, tant de joies dans notre foyer. Je tiens à préciser qu’eux aussi, à leur façon, servent Toulon puisqu’il est arrivé, et il arrivera encore, que très souvent, le matin, très tôt, ils m’accompagnent en voiture dans les rues de la ville, dans ses quartiers, pour compter les lampadaires éteints et les trous non rebouchés.

Par respect pour ma Maman, j’arrête là les évocations de ma vie privée.

Je l’imagine prendre son air courroucé en m’entendant ainsi évoquer notre histoire personnelle mais je sais au fond de moi qu’elle comprend que j’ai eu besoin, ce soir, exceptionnellement, de parler de nous.

J’ai eu besoin d’ouvrir mon cœur pour rester debout sur cette route, pour continuer à parcourir ce chemin au service de la République, chemin que, je vous rassure, j’espère et je souhaite encore long.

Mais, Monseigneur, nous savons tout cela.

Ce n’est pas nous qui le décidons et là, je me tourne vers notre Dame des Anges car, depuis mon enfance, tu le sais, cher Gilles Rebêche, mon Saint ami, c’est Notre Dame des Anges que j’implore très souvent afin qu’elle veille sur moi et sur les miens.

Oui, Mesdames, Messieurs, que tous ceux qui peuvent en douter soient rassurés, je le souhaite encore long, ce chemin, tout simplement parce qu’il y a encore tant de choses que j’aimerais faire, imaginer, conduire, avec volonté, comme nous l’avons toujours fait, avec simplicité, ténacité, humanité. Et toujours en équipe, collectivement.

Aussi, je ne vais pas arrêter de travailler ! Je ne sais pas ce que la retraite veut dire. J’ai encore tant d’idées, de projets, tant d’ambition pour notre Toulon, pour notre territoire, pour notre Var…

Il nous faut plus que jamais être inventifs, imaginatifs. Il faut encore construire des hôpitaux, des écoles, des stades, des routes…

Il faut sans cesse améliorer le quotidien des gens, il faut créer de l’activité, il faut protéger notre environnement naturel, si beau, si précieux, si fragile…

Il reste encore tant de choses à transformer, à réhabiliter.

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Alors tout simplement, il me reste à rester moi-même, attaché aux valeurs de simplicité et d’humanité si chères à mes parents, en n’oubliant jamais que j’ai choisi de servir le Var, la République, la France, ce pays que j’aime par-dessus tout et qui, du petit Maire de Pignans au salon Murat de l’Elysée, m’a tant donné.

Et croyez-le, la confiance que je lis dans le regard de mes concitoyens, quand je les rencontre, me porte et m’encourage.

Malgré les difficultés actuelles, malgré cette crise sanitaire inédite où jamais notre pays, notre continent n’a été aussi impacté, malgré les contraintes imposées, malgré les rudes problèmes économiques et sociaux qu’elle entraine, j’ai foi en l’avenir, foi en cet avenir parce que j’aime ce que je fais, parce que j’aime travailler, du matin très tôt au soir très tard, j’aime travailler avec vous, j’aime donner le meilleur de moi-même et que dans les épreuves, les responsables et les décideurs que nous sommes doivent être en première ligne, pour baisser la tête et pousser fort, très fort, pour que le pack résiste.

Soyez certains qu’aussi loin que j’en aurai la force, je continuerai inlassablement à respecter et servir les autres, à essayer d’améliorer la vie des gens, le service public, la République, à faire en sorte que demain soit toujours meilleur qu’aujourd’hui.

M’adressant pour conclure aux plus jeunes, je veux avec humilité et expérience leur dire que tout se mérite dans la vie. Malgré toute l’intelligence et toutes les qualités que l’on peut avoir, on n’obtient rien sans travailler, avec simplicité et humanité.

Merci à toutes et à tous, excusez-moi d’avoir été trop bavard. Merci à ceux qui sont présents ce soir et merci à celles et ceux que j’aurais aimé voir et que les conditions sanitaires m’ont empêché d’inviter.

Merci à cette masse silencieuse qui n’est pas là, que je ne connais pas forcément, qui ne demande jamais rien, mais qui m’entend toujours.

Merci à tous ceux partis trop tôt qui ont été à mes côtés.
Merci à vous toutes et vous tous,

Une nouvelle fois, merci Edouard,

Merci à la République ! Merci à la France qui a notamment permis, un jour des années 50, à mon papa de devenir Français ! La France qui a permis à mon Grand-père de devenir un Poilu respecté.

Merci à cette France de Pignans à Toulon, du Havre à Paris, oui, cette douce France, ce pays de mon enfance, comme le chantait avec mélodie Charles Trenet, cette France que nous aimons par-dessus tout.

Tous ensemble, mes chers amis, continuons à aimer et à servir notre pays ! Il est le plus beau du monde.

Vive Toulon
Vive le var
Vive la France