PARIS : Le nouveau CEO se doit d’être plus agile, résilient et davantage tourné vers l’environnement, le social et la gouvernance

PARIS : Confiant dans la croissance de son entreprise, le nouveau CEO se doit d’être plus agile, résilient et davantage tourné vers l’environnement, le social et la gouvernance.

PRESSEAGENCE

Résultats de la 5ème édition de l’étude KPMG  » Global CEO Outlook 2019 : agile ou dépassé ?  » : les enjeux des dirigeants en France et dans le monde

Le risque environnemental est le premier frein à la croissance, suivi par les risques technologiques, le protectionnisme, les cyberattaques et les risques opérationnels ;
94 % des dirigeants à l’échelle mondiale se déclarent confiants sur l’avenir de leur entreprise pour les 3 prochaines années. Sur cette même période, 8 dirigeants sur 10 sont confiants dans l’économie de leurs pays (vs 7 sur 10 en 2018) et seulement 6 dirigeants sur 10 dans l’économie mondiale. Cependant, en Australie, au Royaume-Uni, en France et en Chine, moins de la moitié des dirigeants sont confiants dans l’économie mondiale.
Plus de 7 dirigeants sur 10 estiment que la croissance de leur entreprise sera déterminée par l’anticipation d’une économie sobre en carbone ;
96 % d’entre eux estiment que la disruption technologique représente une opportunité. Néanmoins, 71 % négligent les données issues de l’analyse prédictive en contradiction avec leur expérience et intuition.

Le nouveau CEO se doit d’être plus agile, résilient

Des perspectives économiques positives malgré un contexte plus complexe

Les dirigeants se déclarent davantage confiants sur les perspectives de croissance de leurs entreprises et de leurs propre pays par rapport à la croissance économique mondiale

Sur le plan international, 94 % des dirigeants se montrent confiants sur l’avenir de leur entreprise pour les trois prochaines années. Sur cette même période, 8 dirigeants sur 10 sont confiants dans l’économie de leurs pays (vs 7 sur 10 en 2018) et seulement 6 dirigeants sur 10 dans l’économie mondiale. Cette baisse de confiance dans la croissance de l’économie mondiale est notable dans 4 pays clés où moins de la moitié des dirigeants se révèlent confiants : Australie (38 % vs 74 % en 2018), Royaume-Uni (43 %), France (44 % vs 70% en 2018) et Chine (48 %). Seuls les dirigeants américains se montrent plus confiants dans la croissance économique mondiale avec une hausse de 35 points par rapport à 2018, en passant de 52 % à 87 %. En France, 9 CEO français sur 10 se montrent confiants sur les perspectives de croissance de leur entreprise pour les trois prochaines années. Cependant, ils sont moins optimistes qu’en 2018 quant aux perspectives de croissance de l’économie de leur propre pays (73 % vs 80 % en 2018) et de l’économie mondiale (44 % vs 70 % en 2018).

Le risque environnemental / changement climatique se place en tête des risques susceptibles de mettre en péril la croissance des entreprises

Pour la première fois depuis 5 ans, le risque environnemental / changement climatique est le premier frein à la croissance, suivi par les risques technologiques, le protectionnisme, les cyberattaques et les risques opérationnels.
7 dirigeants français sur 10 estiment que la croissance de leur entreprise sera déterminée par l’anticipation d’une économie sobre en carbone. Ce constat est partagé de manière équivalente par les autres CEO dans le monde.

Développement international et acquisitions de compétences

En matière de stratégie de croissance, l’étude démontre que plus de la moitié des CEO français n’envisagent pas de développer leur activité dans les marchés émergeants. Autrement dit, moins de 5 dirigeants français sur 10 (vs 7 sur 10 en 2018) se projettent de développer leur activité dans ces pays. Parmi les marchés ciblés, l’expansion est surtout prévue en Amérique du Sud et Centrale (58 % en 2019 vs 32 % en 2018) et en Europe de l’Est (25 % en 2019 vs 34 % en 2018). Du côté des pays développés, les CEO prévoient leur expansion surtout aux Etats-Unis (31 % en 2019 vs 45 % en 2018), en Asie-Pacifique et en Australasie.
On note également que 6 dirigeants français sur 10 sont inquiets de l’impact du Brexit sur la croissance (contre 4 sur 10 à l’international). Pour générer de la croissance au cours des trois prochaines années, l’innovation, la R&D, les nouveaux produits, le recrutement ainsi que les alliances stratégiques sont considérés par les dirigeants comme les principaux leviers. La collaboration avec les startups innovantes et les investissements dans la détection de la disruption et l’innovation sont aussi cités par les dirigeants.
Pour de nombreux dirigeants, les opérations de fusions & acquisitions sont une excellente opportunité de renforcer rapidement les compétences digitales de leurs entreprises. 84 % de ces dirigeants à l’échelle mondiale ont engagé une telle stratégie de croissance externe pour les trois prochaines années dans l’objectif d’accélérer la transformation de leur business models. Enfin, la confiance des dirigeants se retrouve dans le recrutement des talents. 28 % d’entre eux prévoient une augmentation de 6 à 10 % de leurs effectifs mais 63 % attendent d’atteindre un certain chiffre d’affaires avant de recruter de nouvelles compétences (vs 53 % en 2018).

Le nouveau rôle du CEO : plus agile, plus résilient et davantage tourné vers l’environnement, le social et la gouvernance
Etre agile pour disrupter les business models existants

Au-delà des résultats et rendements distribués aux actionnaires, l’impact environnemental et sociétal occupent une place significative dans les motivations des dirigeants. 6 CEO français sur 10 estiment qu’il est de leur responsabilité de faire concorder les critères ESG de leur entreprise avec les valeurs de leurs clients. Cela requiert davantage d’agilité du CEO sur les prises de décisions stratégiques. Ainsi, 2/3 des dirigeants estiment que l’agilité est un nouveau pré-requis pour leurs entreprises. A défaut, celles-ci risquent d’être dépassées par la concurrence. En France, ce constat est partagé par près de 7 dirigeants sur 10 qui estiment qu’agir avec agilité est absolument primordial pour garantir la croissance de leur entreprise. Les dirigeants sont confrontés à un choix décisif : face à des changements économiques, environnementaux et technologiques sans précédents, ils s’efforcent de développer une nouvelle agilité au sein de leurs organisations pour disrupter les business models existants et challenger les paradigmes historiques qui prévalent sur les marchés. Une majorité de dirigeants (84 %) croit en une culture de « fail-fast » selon laquelle les échecs permettent d’apprendre rapidement. Ils ne sont que 56 % à estimer qu’elle prévaut dans leurs organisations. Pour renforcer la résilience de leur entreprise, 8 dirigeants sur 10 (84 %) considèrent devoir faire évoluer le profil de leurs équipes dirigeantes pour être en capacité de disrupter le status quo. Les dirigeants recherchent aujourd’hui des leaders capables de collaborer à travers l’ensemble de l’organisation plutôt que de se limiter à leurs domaines de responsabilités et d’expertises. Ils recherchent également des profils ayant des compétences dans différents domaines, comme une expertise dans le domaine de la transformation numérique des entreprises.

Innovation et disruption technologique

96 % des dirigeants pensent que la disruption technologique représente davantage une opportunité qu’une menace. Ils ont d’ailleurs moins d’appréhension à utiliser le cloud qu’auparavant. En 2019, plus de 6 dirigeants français sur 10 sont confiants dans l’utilisation du cloud. Si l’intelligence artificielle est dans tous les esprits, les dirigeants ne sont que 16 % à avoir mis en place un programme d’IA ou de robotisation. 31 % n’en sont toujours qu’au stade de pilote, tandis que 53 % admet n’en avoir qu’un déploiement limité.
En France, 56 % des dirigeants pensent que l’IA permettra de créer plus d’emplois qu’elle ne va en détruire (vs 67 % en 2018). Si 6 dirigeants sur 10 ont déjà commencé à implanter l’IA dans leur entreprise, seulement 33 % d’entre eux en attendent un ROI sur les trois prochaines années. 37 % des dirigeants français prévoient un ROI issu du RPA (Robotic Automatisation Process) sur la même période. Les CEO émettent de plus en plus de réserves sur l’utilisation de l’analyse prédictive dans la prise de décision stratégique. En 2019, 7 dirigeants sur 10 (vs 5 sur 10 en 2018) ont négligé les données issues de l’analyse prédictive car elles étaient en contradiction avec leur expérience et leur intuition. Sur le plan de la cyber-sécurité, 7 dirigeants sur 10 estiment que la sécurité informatique est une fonction stratégique de leur entreprise et peut même s’avérer être un avantage concurrentiel. Les dirigeants français sont davantage prêts aux cyberattaques en 2019 qu’en 2018 (plus de 7 sur 10 en 2019 vs près de 5 sur 10 en 2018). En matière de données clients, 75 % estiment que la protection des données est une des responsabilités les plus importantes en tant que CEO (contre 55 % en 2018).

« L’étude révèle l’entrée dans une nouvelle ère de leadership. Pour réussir, un CEO se doit d’être à la fois agile, résilient et capable d’anticiper les risques environnementaux afin de disrupter les business models existants. L’agilité quant à elle n’est possible que par un cadre propice au changement et la confrontation positive entre la data et l’instinct du CEO », décrypte Jay Nirsimloo, Président de KPMG France.

Méthodologie
Le rapport a été établi à partir des données collectées par KPMG auprès d’un échantillon représentatif de 1 300 dirigeants d’entreprises à travers le monde (Amérique du Nord, Amérique du Sud, Asie-Pacifique, Europe et pays nordiques, Afrique et Moyen-Orient), dont 75 en France.
Les entreprises interrogées sont issues de secteurs diversifiés (gestion d’actifs, automobile, banque et assurance industrie, banque et assurance, grande consommation et distribution, santé, énergie, télécoms, industrie…), et dont le chiffre d’affaires est supérieur à 500 Millions US$.

A propos de KPMG France

Leader de l’audit, du conseil et de l’expertise-comptable, KPMG France est membre de KPMG International, réseau de cabinets indépendants constitué de près de 210 000 professionnels exerçant dans plus de 150 pays. Avec près de 240 implantations en France, nos 9 600 collaborateurs interviennent auprès des GRANDS GROUPES français et internationaux, des ETI et des groupes familiaux, ou encore des PME/TPE et des start-up, dans tous les secteurs d’activité.
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