ANTIBES : Remise de don pour le diagnostic de l’asthme chez l’enfant et l’adolescent – Mardi 27 septembre 2016

ANTIBES : L’association « Enfant Star et Match » offre un tapis de course au service de pédiatrie du Centre Hospitalier d’Antibes Juan-les-Pins pour étoffer ses matériels et équipements de mesure.

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Mardi 27 septembre à 9h30, le docteur Michel MOREIGNE, chef de service de la pédiatrie du Centre Hospitalier d’Antibes Juan-les-Pins, recevra un tapis de course pour compléter ses équipements de mesure, grâce à l’association « Enfant Star et Match », qui sera représentée par son président M. Ravaux. Ce matériel facilitera la réalisation du « test à l’effort » qui doit être effectué pour diagnostiquer l’asthme. L’asthme est en enjeu de santé publique : le pourcentage de personnes asthmatiques s’est accru de 40% ces 20 dernières années. Aujourd’hui, 6% des adultes sont concernés par cette pathologie et 10% des enfants (qui sont « touchés » par l’asthme à différents âges).
Le Centre Hospitalier est le seul hôpital à l’ouest du Var à disposer d’une offre en pneumo-allergologie, pour le traitement d’une pathologie représentant la première cause d’hospitalisation en pédiatrie.
Au global, son offre de soins pour les enfants et les adolescents comprend une prise en charge en pneumologie, allergologie, neuropédiatrie, endocrinologie, pédopsychiatrie et dermatologie.
Ses spécialistes sont également mobilisés à travers des urgences spécifiques à la pédiatrie, qui se tiennent du lundi au samedi de 8h30 à 18h30 au sein service de pédiatrie (le dimanche et la nuit : aux urgences générales de l’hôpital).
L’asthme est une maladie inflammatoire chronique des voies respiratoires. Sa prévalence est en constante évolution en France. Le pourcentage de personnes asthmatiques s’est accru de 40% ces 20 dernières années et le nombre d’hospitalisations a également augmenté ces 5 dernières années. Aujourd’hui, 6% des adultes sont concernés par cette pathologie et 10% des enfants. L’allergie en est la principale cause, chez 70 à 80% des adultes asthmatiques et chez 65% des enfants. L’association « Enfant Star et Match », dont le projet est de se mobiliser pour les enfants malades, soutient la prise en charge de la maladie en équipant le service de pédiatrie du Centre Hospitalier d’Antibes Juan-les-Pins d’un tapis de course.

L’asthme touche l’enfant à différents âges

L’asthme se traduit par des difficultés plus ou moins sévères à respirer. Le docteur Michel Moreigne, chef de service qui exerce en tant que pneumologue, pédiatre et allergologue, s’exprime sur l’avantage de cette machine pour réaliser les tests à l’effort auprès des enfants dès l’âge de 8 ans : « Nous pourrons dorénavant faire courir l’enfant sur ce tapis, et non plus à l’extérieur, dans le jardin. Une solution plus adaptée. » Le test à l’effort intervient dans le diagnostic de l’asthme. Il s’agit de « provoquer » la crise à travers une épreuve physique, de 1 minute de marche et de 3 à 4 minutes de course, à plat, à un rythme peu soutenu. L’asthme a 3 causes : infectieuse (surtout chez le jeune nourrisson), allergique ou physique (« asthme d’effort »).
Le diagnostic de l’asthme comprend donc la réalisation d’un test immunologique et allergique (réalisé à partir de 18 mois), d’une épreuve fonctionnelle respiratoire (EFR) dès l’âge de 4 ans qui consiste à faire souffler l’enfant dans une machine pour confirmer le diagnostic, et d’un test à l’effort dès 8 ans étant donné que « l’asthme d’effort » peut se déclarer à cet âge. Si l’asthme est présent lors de l’épreuve fonctionnelle respiratoire, on testera ensuite la réaction du jeune patient avec un bronchodilatateur pour dilater les bronches. La sévérité de la maladie est alors mesurée pour lui proposer un traitement adapté.

L’asthme, un problème de santé publique

Si la première et principale mesure thérapeutique est l’administration d’un bronchodilatateur de courte durée d’action, cet effet de ventilation mécanique d’ouverture des bronches ne remplace pas un traitement de fond pour traiter plus efficacement la pathologie et prévenir les crises. Par exemple, un anti-inflammatoire glucocorticoïde, dans le cas d’une infection, ou un antihistaminique en cas d’asthme allergique. Pour traiter la maladie, il est d’autant plus efficace d’agir sur ses causes, au moyen par exemple d’une désensibilisation à l’acarien ou au pollen dans le cas d’une allergie, et sur les facteurs de risque comme l’environnement intérieur et extérieur. En effet, si les facteurs de risque de l’asthme sont génétiques, ils sont aussi et surtout environnementaux. En cause, la présence d’allergènes dans
les habitations et à l’extérieur (irritants tels que les sprays domestiques, l’humidité, le tabagisme passif, la pollution atmosphérique, les infections virales et bactériennes). Le réchauffement climatique engendrant une production de pollens plus importante, les allergies respiratoires qui y sont associées, l’asthme notamment, ont triplé en 20 ans. Pour réduire notre exposition aux polluants, il s’avère plus facile d’agir sur les polluants de l’air intérieur (le premier étant le tabac) que sur ceux de l’air extérieur qui dépendent plutôt d’une action
collective.
A propos du service de pédiatrie : l’équipe médicale et soignante, de 5 médecins et de 3 infirmières et puéricultrices, propose des consultations de pneumologie, allergologie, neuropédiatrie, endocrinologie, pédopsychiatrie et dermatologie aux enfants (du nourrisson à l’adolescent jusqu’à 18 ans).
Depuis juillet 2015, le service accueille une unité « kangourou » pour prendre en charge les nouveau-nés prématurés, de manière à préserver le lien entre la mère et l’enfant.

URGENCES PEDIATRIQUES

du lundi au samedi de 8h30 à 18h30 (au service de pédiatrie du Centre Hospitalier d’Antibes Juan-lesPins)
le dimanche (de 14h à 20h) et la nuit (aux urgences générales du Centre Hospitalier d’Antibes Juan-lesPins)